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 C'est la première fois en 40 ans que je vois un politicien flamand tenir un discours non extrémiste

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Gonda



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PostSubject: C'est la première fois en 40 ans que je vois un politicien flamand tenir un discours non extrémiste   Sun Feb 20, 2011 5:58 am

De la Libre en ligne
Quote :
"L’influence culturelle de De Wever est énorme"

Christian Laporte et Pierre Gilissen

Mis en ligne le 19/02/2011

“Il faut retrouver très vite l’esprit du compromis”. “Ce qui implique que l’on se connaisse aussi mieux par-delà la frontière linguistique”, dit Rik Torfs.
Rik Torfs est un sénateur CD&V un peu atypique qui peut se distancer du discours classique de son parti. Il l’a montré cette semaine.

Jeudi, vous vous êtes distingué par une déclaration assez musclée, comparant Bart De Wever à un roi de Flandre…

Il ne faudrait tout de même pas que Bart De Wever accapare toute la scène politique avec sa manière de penser ! Ce qui est triste, c’est ce climat qui s’installe - et qui risque de devenir irréversible - dans lequel il faut être fanatiquement convaincu du bien fondé de ses propres idées mais tout aussi fanatiquement convaincu de l’ineptie de celles des autres. Aujourd’hui, quand on dit vouloir un compromis, c’est perçu comme de la faiblesse de caractère. Je trouve cela relativement grave. Dans n’importe quel domaine de la vie publique ou privée, il faut des compromis. Quand les patrons et les syndicats semblaient en mesure d’arriver à un accord inter-professionnel, tout le monde applaudissait. Mais dès que le politique s’en est mêlé, les soupçons de faiblesse sont apparus. En politique, on ne pourrait être que ferme, il faudrait ne jamais céder.

C’est un problème de génération ?

Il y a peu de convivialité entre les hommes et les femmes politiques de part et d’autre de la frontière linguistique. Pour aboutir, il en faut un minimum, et un brin d’humour. L’aspect humain précède toujours l’aspect technique des négociations.

Oui, mais dans votre parti par exemple, les plus jeunes ne sont-ils pas plus réticents au compromis que les anciens ?

Non, c’est plutôt une question de caractère. Je connais des jeunes gens qui sont ouverts à la discussion et des gens relativement âgés qui ne le sont pas. Mais ce qu’il faut dire, c’est que l’influence culturelle de Bart De Wever est énorme. C’est un homme très brillant, bien plus que la moyenne des hommes politiques. Sa manière de penser, son cynisme aussi, sont repris par d’autres. On imite ceux qu’on admire. Mais cela risque de conduire à un climat où les compromis sont perçus comme quelque chose de très négatif. Mais ce n’est pas une question de génération, il n’y a pas de génération perdue

Comment votre parti, le CD&V se positionne-t-il par rapport à tout cela ?

Notre parti a toujours été un parti modéré, qui recherche des compromis mais des solutions de qualité. Par exemple, c’est nous qui avons mis sur la table le dossier de la loi de financement. Sur ce terrain-là, la note Vande Lanotte constituait une forte avancée. Il y a eu l’avatar du 5 janvier, une communication un peu malheureuse mais qui ne concernait pas le fond de l’affaire. Le problème essentiel reste que le climat général est peu propice aux compromis. C’est ce climat-là qu’il faut essayer de changer.

C’est aussi la proximité des élections communales qui pourrit le climat. Et, à ce niveau, vous êtes en cartel avec la N-VA.

Pour ce cartel, les solutions devront être trouvées au niveau local, c’est certain. La politique communale a toujours été un champ très spécifique, les personnalités locales jouent un rôle clef là-dedans. Il faudra être attentifs à ne rien exclure et à ne pas diaboliser les autres. Et puis, les communales sont dans 18 mois. Cela ne doit pas être une excuse pour ne rien faire aujourd’hui.

Il y a quand même un problème de confiance actuellement, non ?

Là, je suis tout à fait d’accord. Et chaque propos qui est tenu est immédiatement commenté par d’autres. Donc, on ne peut plus lancer une idée tranquillement en toute confiance. Or, en politique, il faut pouvoir de temps en temps prendre le temps de réfléchir, loin des caméras. Une autre chose est qu’on est constamment dans la tactique et dans la stratégie. On ne négocie pratiquement pas. De conciliateur en informateur, c’est devenu presque comme s’il y avait un tour de rôle des gens qui doivent échouer L’idée n’est pas qu’il faut une solution mais de démontrer que tel homme politique ne tient pas la route. Et on voit cela des deux côtés de la frontière linguistique.

Que faudrait-il faire pour mettre un peu d’huile dans les rouages ?

Au-delà des dossiers techniques, les contacts personnels sont très importants. Encore une fois, c’est vrai dans tous les domaines : la vie académique, la vie professionnelle Il faut se connaître mutuellement et se débarrasser des préjugés. Lorsqu’on ne connaît personne de l’autre côté de la frontière linguistique, on peut se haïr mutuellement, mais lorsque l’on connaît personnellement l’un ou l’autre homme politique, cela devient difficile.

Dans cette optique, est-ce que les familles politiques fonctionnent encore un petit peu ? Vous sentez-vous plus proche du CDH que des autres partis francophones ?

Eh bien, c’est un problème. C’est très souvent aussi une question de personnes. J’aimerais bien que nous soyons plus proches du CDH, ce serait une très bonne idée mais il faudrait essayer de trouver des personnes qui puissent faire le lien. L’idée n’est pas tant d’être d’accord sur le contenu mais de se comprendre quand même et de ne pas démarrer chaque discussion dans une ambiance de méfiance totale, parce qu’il y a quand même encore des choses qui nous relient. On peut aussi admirer certains adversaires politiques. On ne peut quand même pas nier l’intelligence de politiciens francophones comme Laurette Onkelinx et Didier Reynders.

Comment restaurer la confiance ? Faudrait-il revoter ?

Je suis absolument contre. D’abord parce que cela n’arrangerait rien. Dans le climat actuel, c’est en dénigrant l’autre communauté qu’on devient populaire. Organiser des élections dans une ambiance de polarisation totale est une très mauvaise idée. Et surtout, d’un point de vue éthique, c’est indéfendable. Les élus, qui ont quand même été élus pour trouver une solution, ne peuvent quand même pas dire à leurs électeurs qu’ils ont échoué et que par conséquent, il faut voter à nouveau. Ce serait prendre ces électeurs en otage, d’autant plus que le vote est obligatoire en Belgique.

Vous estimez que l’on a perdu une occasion en or en 2007, quand votre parti était le premier en Flandre ?

C’est certain. Quand Yves Leterme a évoqué cinq minutes de courage politique pour scinder BHV, il avait raison, parce que de toute façon, on voit bien que l’on va arriver à ça. La faiblesse, à ce moment-là, a été de ne pas en avoir discuté avec les francophones au préalable, ce qui leur a permis de dire qu’ils n’étaient demandeurs de rien et d’adopter une position défensive. Avec un peu d’habileté et de psychologie, on aurait pu éviter tout cela.

C’est-à-dire ?

Pour beaucoup de francophones, il y a au moins une incertitude quant au projet final de De Wever, quand ils ne sont pas certains que celui-ci veuille la fin de la Belgique. Si l’on pouvait à un moment donné garantir la pérennité de la Belgique, ce qui correspond au programme de notre parti, il y aurait quand même beaucoup plus d’ouverture pour négocier le reste. Une Flandre indépendante ne serait pas forte dans une Europe contrôlée de plus en plus par les grandes nations. L’idée de relancer le Benelux me paraîtrait beaucoup plus intéressante que cette histoire de scission pure et simple de la Belgique.

La vision du CD&V sur Bruxelles fait peur aux francophones. Ils ont l’impression que votre parti veut l’étrangler alors que, depuis la création de la Région, il a été associé à sa vie politique.

Tout ce qu’on dit sur Bruxelles doit être vu dans le contexte global de l’équilibre de la Belgique. C’est très délicat. Les Flamands ont besoin de garanties structurelles mais aussi d’être rassurés sur la convivialité, de ne pas se sentir minorisés comme des citoyens de second rang. Et puis, l’idée que les Flamands de Bruxelles n’auraient plus le même statut que les autres Flamands a du mal à passer. Ceci étant dit, je trouve que les Flamands devraient apprendre à mieux apprécier Bruxelles et ses opportunités. Beaucoup de Flamands ne connaissent de la capitale que les quelques centaines de mètres qui séparent la gare du Nord de leur lieu de travail.

Celle-ci par contre ne risque pas d'obtenir l'approbation francophone qui considérerait automatiquement cela comme une tentative de minoriser encore plus le Français.
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L’idée de relancer le Benelux me paraîtrait beaucoup plus intéressante que cette histoire de scission pure et simple de la Belgique.
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BFE

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PostSubject: Re: C'est la première fois en 40 ans que je vois un politicien flamand tenir un discours non extrémiste   Sun Feb 20, 2011 11:32 am

La première fois ? Vous êtes sûre ? Ces derniers temps, un bon nombre de politiciens flamands se sont illustrés en attaquant des NV-A'ers. Celà leur avit même valu des félicitations de la part de Bplus et même du parti pour leur courage politique.

Qu'sesayez-vous de dire avec un titre pareil ? Que tous les flamands sont anti-francophones ? Vous aviez déjà dit par le passé que vous "porteriez l'étoile jaune la prochaine fois que vous irez en Flandre". Je vous en prie, gardez pour vous vos stupides stéréotypes racistes.
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Gonda



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PostSubject: Re: C'est la première fois en 40 ans que je vois un politicien flamand tenir un discours non extrémiste   Sun Feb 20, 2011 4:42 pm

BFE wrote:
La première fois ? Vous êtes sûre ? Ces derniers temps, un bon nombre de politiciens flamands se sont illustrés en attaquant des NV-A'ers.
En 40 ans c'est vraiment peu et dans la dernière ligne droite. En plus dans ce genre de critique de la NVA il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un concurrent électoral car on s'achemine vers les élections communales. Ce serait moins suspect si ces politiciens ne s'en prenaient pas à la NVA mais clamaient haut et fort les principes de solidarité, de reconnaissance du droit des populations à choisir qui les gouverne, du respect des minorités et du droit fondamental de l'égalité des langues. J'attends encore et c'est la première fois que je vois une timide prise de position.

BFE wrote:
Celà leur avit même valu des félicitations de la part de Bplus et même du parti pour leur courage politique.
Bplus connais pas.

BFE wrote:
Qu'sesayez-vous de dire avec un titre pareil ? Que tous les flamands sont anti-francophones ?
Comme d'habitude vous réagissez sans même avoir lu. J'ai parlé de politiciens flamands. Vous êtes réellement un TDC qui voyez le mal partout où cela vous arrange dès que quelqu'un n'est pas de votre bord. Ceci dit n'oubliez quand même pas que ces politiciens ont été élus par des Flamands. Et que quand plus de la moitié des élus le sont sur des listes nationalistes et que parmi les autres listes les élus font de la surenchère extrémiste à tout propos, il ya lieu de se demander quelle est l'infime fraction de la population flamande qui est résolument non nationaliste.

BFE wrote:
Vous aviez déjà dit par le passé que vous "porteriez l'étoile jaune la prochaine fois que vous irez en Flandre".
Ah oui. Merci de me mettre la référence car je ne trouve rien à ce sujet. Même le mot étoile simple n'existe pas dans la fonction de recherche sur le forum.

BFE wrote:
Je vous en prie, gardez pour vous vos stupides stéréotypes racistes.
Comme d'habitude selon vous, est raciste celui qui dénonce un état de fait. Alors je ne me priverai pas de dénoncer le racisme omniprésent dans la politique flamande, à tous les niveaux, chez tous les politiciens. Et en les défendant vous êtes le complice verbeux de ces racistes.

Oui cela fait au moins 40 ans que toute la politique flamande est axée sur le nationalisme, le détricotage de la Belgique, l'indépendance de la Flandre après avoir pompé tout ce qu'il y a de pompable. Et oui la politique flamande est axée depuis 40 ans sur la surenchère extrémiste et raciste (et pas seulement envers les francophones). Oui cette politique flamande est nauséabonde, oui le monde entier le sait depuis 40 ans et le dénonce régulièrement à l'ONU, dans les journaux américains, français, anglais, ....

Et je viens enfin de lire en 40 ans la première intervention d'un politicien flamand qui dit stop. Mais je crains que les choses soient irréversibles et que les électeurs flamands vont encore se laisser mener parce que les discours raciste et nationalistes de tous les politiciens flamands portent des résultats électoraux. Se mouiller leur ferait craindre ne n'être pas réélu.

Alors les stéréotypes de la Belgique gardez les vous bien au chaud pour vos vieux jours quand vous serez passé du chômage à la retraite directement sans passer par la case emploi parce qu'en Belgique l'essentiel n'est plus fait depuis longtemps.
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Belgica
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PostSubject: Re: C'est la première fois en 40 ans que je vois un politicien flamand tenir un discours non extrémiste   Sun Feb 20, 2011 9:38 pm

La nouvelle Belgique unitaire est inévitable, mais pour cela il nous faut une révolution contre la particratie nationaliste qui n'a vraiment AUCUNE solution pour les problèmes qu'elle a elle-même créés.

Het nieuwe unitaire België is onvermijdelijk, maar daarvoor hebben we een revolutie tegen de nationalistische particratie nodig omdat deze laatste werkelijk GEEN ENKELE oplossing heeft voor de problemen die ze zelf heeft gecreëerd.

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Gonda



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PostSubject: Re: C'est la première fois en 40 ans que je vois un politicien flamand tenir un discours non extrémiste   Sun Feb 20, 2011 10:29 pm

Belgica wrote:
La nouvelle Belgique unitaire est inévitable, mais pour cela il nous faut une révolution contre la particratie nationaliste qui n'a vraiment AUCUNE solution pour les problèmes qu'elle a elle-même créés.
On pourrait le souhaiter mais la particratie est universelle là où la démocratie s'est installée et resterait au pouvoir dans une éventuelle Belgique unitaire où on retrouverait les mêmes tendances politiques. Le pouvoir des élus est renforcé par l'union organisée en parti. Et vous savez que plus le pouvoir est absolu, plus il corrompt absolument. Ce qui me laisse à penser que la Belgique unitaire éventuelle ne sortira pas des écueils actuels. Jusqu'à la crise suivante.
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