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 AMNESTIE - AMNISTIE

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Belgica
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PostSubject: AMNESTIE - AMNISTIE   Fri May 13, 2011 12:35 pm

Pourquoi faut-il être choqué? Le B.U.B. dit depuis longtemps que tous ces partis linguistiquement scindés sont des wagons du Vlaams Belang, non seulement la N-VA.

Waarom geschokeerd zijn? De B.U.B. zegt al sinds lang dat al die taalgesplitste partijen wagons van het Vlaams Belang zijn, niet alleen de N-VA.


LE SOIR

Amnistie : les francophones en état de choc

OLIVIER MOUTON ET ERIC DEFFET

jeudi 12 mai 2011, 20:34


Un doigt dans l’engrenage : le Sénat a approuvé ce jeudi la prise en considération d’une proposition de loi du Vlaams Belang. Par Eric Deffet et Olivier Mouton
Amnistie : les francophones en état de choc

Bart Laeremans (Vlaams Belang) © Alain Dewez

Cette proposition de loi « efface, pour l’avenir, tous les effets des condamnations et sanctions infligées du chef d’actes d’incivisme “prétendument“ commis entre le 10 mai 1940 et le 8 mai 1945 et instituant une commission chargée d’indemniser les victimes de la répression d’après-guerre ou leurs descendants (…) »
Dénonciations et applaudissements

Les sénateurs Philippe Mahoux (PS), Jacky Morael (Ecolo) et Francis Delpérée (cdH) ont particulièrement dénoncé l’évocation d’actes « prétendument » commis, tel que le libelle la proposition du VB, qu’ils ont considérée contraire à l’Etat de droit.

Les chefs de groupe Bart Tommelein (Open Vld), Sabine de Béthune (CD&V), Liesbeth Homans (N-VA), et Bert Anciaux (sp.a) ont justifié le feu vert accordé à la prise en considération en faisant valoir que le vote se limitait à accepter la recevabilité technique du texte.

Le sénateur Bart Laeremans (VB), auteur de la proposition, a défendu son texte à la tribune. Le vote a été accueilli par des applaudissements sur les bancs du parti d’extrême droite.

(belga)

En un mot : un débat entre sénateurs sur une amnistie des collaborateurs est désormais possible. La prise en compte du texte a été décidée par 30 voix contre 26. A l’exception de Groen, qui s’y est opposé avec les francophones, tous les partis flamands ont voté pour. Y compris le SP.A. Pourtant, en janvier, les socialistes flamands avaient voté « non » lorsque la même proposition avait été soumise à la Chambre. Et la N-VA avait affirmé son souhait de ne plus revenir sur ce sujet lorsqu’Elio Di Rupo, alors préformateur, avait ouvert une porte en ce sens cet été. Un geste de pacification.

Avant une éventuelle adoption en séance plénière du Sénat, le texte du VB subira encore un parcours du combattant. Mais l’instant est historique : c’est la première fois que l’amnistie franchit une marche au parlement. Les chefs de groupes flamands (CD&V, N-VA, Open VLD et SP.A) ont justifié leur attitude : ce vote se limite à accepter la recevabilité technique du texte. « Le parlement est le seul lieu où l’on peut parler de tout, nous explique Bert Anciaux (SP.A). Notre vote n’a pas porté sur le contenu, simplement sur le fait que l’on peut en débattre. C’est la première fois que cela se passe ? Ah bon… Mais c’est la seule raison et la juste raison. »

Du côté francophone, on est sous le choc. « C’est la première fois que cela se passe depuis la seconde guerre mondiale, réagit, outré, Francis Delperée (CDH). C’est un coup de canif dans l’histoire et la mémoire des Belges. Le texte proposé est, en outre, une violation de la foi donnée à des décisions de justice. C’est une négation e l’Etat de doit. C’est consternant ! Cela ne restera pas sans suite et cela n’aidera pas les négociations gouvernementales. »

Christine Defraigne (MR) juge que ce vote entraîne « une symbolique doublement négative ». Parce que les partis flamands ont voté à l’unanimité (sauf Groen !) contre les francophones. Et parce qu’il représente « une véritable insulte à ceux qui sont morts pour défendre les valeurs démocratiques et universelles ».



DE STANDAARD

Primeur: Senaat neemt wetsvoorstel amnestie in overweging

donderdag 12 mei 2011, 19u13
Bron: belga Auteur: kld

De Senaat heeft voor het eerst een wetsvoorstel over amnestie in overweging genomen. Dat gebeurde met 30 stemmen tegen 26. Alle Vlaamse partijen - op Groen! na - stemden voor, de Franstalige partijen waren tegen.

Met de regelmaat van de klok diende het Vlaams Blok/Vlaams Belang de voorbije decennia wetsvoorstellen in om de gevolgen van de veroordelingen voor collaboratie uit te wissen. Doorgaans werden die voorstellen steeds verworpen door alle Franstalige partijen met de steun van Vlaamse socialisten en groenen.

Ditmaal stemde de SP.A mee met CD&V, N-VA en Open VLD. Bart Tommelein (Open VLD) stelde dat de inoverwegingneming niet wil zeggen dat men het eens in met de inhoud, maar dat er over elk voorstel moet kunnen gediscussieerd worden.

De tekst van Vlaams Belanger Bart Laeremans draagt de titel 'wetsvoorstel tot uitwissing van alle gevolgen voor de toekomst van veroordelingen en sancties wegens tijdens de periode van 10 mei 1940 tot 8 mei 1945 gestelde vermeende daden van incivisme en tot oprichting van een commissie belast met de schadeloosstelling van de door de naoorlogse repressie getroffen personen of hun nabestaanden voor de ten gevolge van deze veroordelingen en sancties geleden financiële schade'.

De Franstalige partijen gingen wel op de inhoud in. PS-fractieleider Philippe Mahoux en zijn cdH-collega Françis Delpérée namen aanstoot aan de omschrijving 'vermeende feiten van incivisme', terwijl er wel degelijk veroordelingen werden uitgesproken. 'Dat is een schending van de principes van de rechtstaat', vond grondwetspecialist Delpérée.

In het verleden heeft de Kamer ook éénmaal ingestemd met de inoverwegingneming van een amnestievoorstel. Het ging toen om een wetsvoorstel van toenmalig Volksunie-fractieleider Hugo Coveliers, dat op 13 februari 1992 met een ruime meerderheid (101 tegen 46 bij één onthouding) in overweging genomen werd.


Maar hoe valt dat te rijmen met het volgende? Mais comment rimer cela avec ce qui suit?

N-VA wil genaderecht afschaffen

(12/05/2011) Dat er de laatste vier jaar een grote wanverhouding is ontstaan tussen het aantal goedgekeurde Franstalige en Nederlandstalige genadeverzoeken aan de koning, zoals nu opnieuw blijkt uit cijfers van minister van Justitie De Clerck, is voor de N-VA niet nieuw. Twee jaar geleden maakten wij hier al gewag van. “Maar ook los daarvan is het feit dat genaderecht een exclusieve bevoegdheid is van de koning een middeleeuwse praktijk”, stelt N-VA senator Karl Vanlouwe.

Het aantal aanvragen voor genade was ongeveer gelijkmatig verdeeld over beide gemeenschappen (gemiddeld 1.500). Maar de ingewilligde genadeverzoeken waren dat in geen geval: 513 Franstalige verzoeken tot kwijtschelding van straf werden ingewilligd, tegenover 109 Nederlandstalige. In 2010 bijvoorbeeld was de verhouding ingewilligde genadeverzoeken 90% Franstalig (69) tegenover nog geen 10% Nederlandstalig (6).

"Zonder zich te moeten verantwoorden, kan de koning bij willekeur beslissen over iemands vrijheid”, stelt Vanlouwe. “Een genademaatregel moet immers nooit worden gemotiveerd omdat het een voorrecht is dat door de grondwet aan de koning is toegekend". De N-VA wil daarom dat het genaderecht wordt afgeschaft. “Deze ’koekjesdozenromantiek’ is echt niet meer te verantwoorden, zeker niet in deze tijden van straffeloosheid. Als er individuele dossiers zijn die een strafvermindering rechtvaardigen - wat kan - dan zijn er andere wegen te bewandelen. Het is wat ons betreft aan de strafuitvoeringsrechtbanken om te beoordelen of gevangenen al dan niet vervroegd worden vrijgelaten."
Contactinfo:

Valerie Van Peel, N-VA Fractiesecretaris/woordvoerder Senaat



LA LIBRE BELGIQUE

Amnistie : un délicat vote communautaire

Christian Laporte

Mis en ligne le 13/05/2011

Une majorité de sénateurs flamands permet la prise en considération d’une proposition sur l’amnistie. Un précédent qui fait des collabos les victimes !

Sans doute s’agit-il d’un exercice de musculation communautaire qui ne devrait pas aller jusqu’au bout du processus législatif mais quand même, c’est un précédent. Et comme l’a souligné le sénateur CDH Francis Delpérée dans une réaction à "La Libre Belgique", "il est vraiment inquiétant... surtout en ces temps de grande instabilité communautaire. C’est de surcroît une grosse pierre dans le jardin de ceux qui veulent mettre sur pied un gouvernement stable dans ce pays".

Jeudi, la Haute assemblée a pris en considération, majorité flamande, tous partis confondus - de la gauche à l’extrême droite - contre minorité francophone rejointe courageusement par Groen! une proposition de loi du Vlaams Belang "effaçant, pour l’avenir, tous les effets des condamnations et sanctions infligées du chef d’actes d’incivisme prétendûment commis entre le 10 mai 1940 et le 8 mai 1945" et "instituant une commission chargée d’indemniser les victimes de la répression d’après-guerre ou leurs descendants pour le pré judice financier subi à la suite desdites condamnations et sanctions".

Le mot amnistie n’est certes pas dans l’intitulé mais c’est bien de cela qu’il s’agit en filigrane... notamment dans l’exposé des motifs qui ressemble fort à une "défense et illustration" de la collaboration avec les Nazis...

Il n’est pas étonnant que le texte émane des élus du parti néofasciste flamand : c’est un copier-coller parfait d’une proposition déjà déposée fin janvier dernier devant la Chambre.

Mais voilà, et c’est là qu’il y a de quoi froncer les sourcils dans les milieux démocratiques et de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale, il y a quand même une différence fondamentale: le 25 janvier lors d’une mini-séance plénière de prise en considération de 228 propositions de loi, ce texte avait été rejeté unanimement par les élus francophones mais aussi par - déjà... - Groen! et le SP.A. Et dans les rangs de l’Open VLD, Herman De Croo avait dû jouer au parfait contorsionniste pour justifier la prise en considération alors que lorsqu’il présidait la Chambre, il avait toujours refusé de mettre à l’agenda ce genre de propositions scandaleuses pour celles et ceux qui se sont battus et qui sont morts pour leur pays en 40-45. Bref, la proposition était restée en rade puisque 68 voix la rejetaient pour 57 votes positifs.

Jeudi après-midi au Sénat, dès le début de la discussion, Philippe Mahoux (PS) et Jacky Morael (Ecolo) n’ont pas caché leur indignation devant le fait que l’on faisait des collabos des victimes...

Francis Delpérée (CDH) pour sa part a dit qu’ "on peut commenter une décision de justice, on peut la critiquer, on peut s’interroger sur sa portée ou sur ses conséquences... Mais on ne peut pas dire dans une société démocratique que les faits constatés par une juridiction ne sont pas établis".

Et de s’en prendre au "prétendument commis" du texte: "c’est une violation de la foi due aux actes de justice, du principe fondamental de la chose jugée et donc d’un principe fondamental de l’Etat de droit dans lequel nous vivons".

Du côté flamand, Bart Tommelein (Open VLD), Liesbeth Homans (N-VA) Sabine de Béthune (CD&V) et Bert Anciaux (SP.A) s’efforcèrent d’expliquer que leurs partis prennent la proposition en considération "au nom du débat démocratique" mais le principal auteur de celle-ci, le VB Laeremans avait lui aussi des mots comme "liberté d’expression" à la bouche avant de justifier sa proposition par le fait qu’il était temps de remettre les points sur les i à propos d’une Justice inique à l’égard de ceux qui s’étaient compromis avec l’ennemi...

Mais pas un mot bien entendu sur le fait que depuis la fin de la Seconde Guerre, il y avait déjà eu diverses mesures rectifiant en fait certaines inégalités judiciaires de 40-44...




A ce propos / in die zin:

LLB

Catherine Fonck répond à Bart De Wever

BELGA

Mis en ligne le 22/09/2010

© avpress

Après avoir évoqué le "Fédéralisme d'argent de poche" dont les Francophones ne pourraient se défaire, voilà que Bart De Wever, intronisé "chroniqueur historien", évoque cette fois leur passé de collaboration, relève la députée.

* Politic Twist, le blog politique décalé
* Le ras-le-bol de Bart De Wever
* Les tweets des politiques
* Milquet: “Un accord, mais pas à n’importe quel prix”
* Emily Hoyos juge les propos de De Wever inadéquats et sordides

La chef de groupe cdH à la Chambre Catherine Fonck estime qu'il est temps d'abandonner la vision manichéenne simpliste des bons et des mauvais, des performants et des autres, de ceux qui ont raison et des autres, des Flamands et des Wallons.

Répondant sur un ton ironique à la tribune rédigée par le président de la N-VA et négociateur fédéral Bart De Wever dans le quotidien flamand De Standaard, elle s'exclame "Tiens, tiens! Au lieu de reprendre des négociations, voilà qu'on préfère faire des chroniques sur la collaboration" dans un communiqué diffusé mercredi.

Après avoir évoqué le "Fédéralisme d'argent de poche" dont les Francophones ne pourraient se défaire, voilà que Bart De Wever, intronisé "chroniqueur historien", évoque cette fois leur passé de collaboration, relève la députée. La collaboration doit être condamnée quel que soit le lieu où elle s'est produite, et même dans les régions où elle a été très minoritaire. Les Francophones l'ont toujours condamnée avec force et n'ont jamais, quant à eux, plaidé pour l'amnistie à cet égard, souligne encore l'ancienne ministre de la Communauté française.

Nous sommes au 21e siècle et nous devons dépasser les logiques de blocs identitaires qui s'opposent, à défaut de coopérer dans le respect mutuel. Ceux qui le comprendront donneront un avenir positif à nos citoyens, conclut-elle.



OUBLIER LE NAZISME??? Het nazisme vergeten??? affraid

LE SOIR

Amnistie : De Clerck appelle « à oublier »
Rédaction en ligne
dimanche 15 mai 2011, 18:56


Le ministre de la Justice a appelé dimanche à aborder la question de l’amnistie des collaborateurs de la seconde guerre mondiale en adulte. La CGSP-Défense se dit indignée.
©Sylvain Piraux – Le Soir

Le ministre de la Justice Stefaan De Clerck a appelé dimanche à aborder la question de l’amnistie des collaborateurs de la seconde guerre mondiale en adulte et peut-être se montrer prêt « à oublier, parce que c’est du passé ».

« Ce n’est pas se comporter en adulte que tout faire pour oublier »

La CGSP-Défense s’est indignée dimanche dans un communiqué des propos tenus par Stefaan De Clerck. « Chaque jour, de nombreuses organisations se battent pour que, justement, on n’oublie pas ce qui s’est passé », a rappelé le syndicat socialiste, s’offusquant de cet appel à faire table rase du passé puisse être lancé « par un ministre fédéral, censé être un représentant du peuple ».

« Non, monsieur De Clerck, ce n’est pas se comporter en adulte que tout faire pour oublier. Nous imaginons avec quelle douleur celles et ceux qui ont été victimes des atrocités de ces collaborateurs d’hier auront accueilli ce message inacceptable. Il nous faut préserver le ‘Devoir de Mémoire’ pour que les prochaines déclarations ne soient pas l’affirmation de l’inexistence des victimes », a encore exprimé la CGSP-Défense.

La prise en considération jeudi au Sénat d’une proposition de loi du Vlaams Belang visant à amnistier les inciviques de la Seconde Guerre mondiale a divisé élus flamands et francophones, Groen ! étant le seul parti du nord du pays à refuser d’appuyer par ses voix la recevabilité du texte.

« A un certain moment, on doit être adulte et prêt à en discuter. Et peut-être aussi à oublier, parce que c’est du passé. C’est nécessaire pour rétablir une société », a indiqué dimanche le ministre de la Justice Stefaan De Clerck sur La Une (RTBF). « Il y a une législation internationale, universelle, qui n’accepte plus la prescription pour tous les crimes contre l’humanité. Il faut en discuter au parlement de manière sereine et en toute transparence. Il faut un débat sans nationalisme, en-dehors de l’émotionnel. Il faut comprendre un passé et travailler à notre avenir », a encore dit le ministre.

Pas de révisionnisme à l’envers, dit le MR

Oublier les actes commis durant la Seconde Guerre mondiale reviendrait à « réécrire l’histoire » voire faire preuve de « révisionnisme », a réagi la sénatrice Christine Defraigne, présidente de la Commission de la Justice du Sénat. « Il y a des dossiers de condamnation tant au nord qu’au sud du pays. On ne peut revenir dessus sous peine de réécrire l’histoire », a-t-elle précisé.

La sénatrice s’était déjà offusquée de la prise en considération, grâce à une majorité composée uniquement de partis flamands, d’une proposition de loi visant à amnistier les inciviques. « La classe politique flamande dans son ensemble, à l’exception de Groen ! s’est associée aux thèses nauséabondes du Vlaams Belang, un parti d’extrême droite nationaliste, raciste et xénophobe », a-t-elle répété.

« Aujourd’hui, M. De Clerck, un homme politique que je respecte, critique mon propos mais c’est le monde à l’envers. Il n’est pas question ici de réconciliation nationale mais plutôt de division. Tout cela est non négociable, ‘onbespreekbaar’. Ce serait une insulte et une gifle à tous les patriotes morts pour des valeurs universelles, à toutes les victimes de la Seconde Guerre mondiale, à toutes les victimes de la Shoah », a-t-elle averti.

Chaotique et dénué de sens, pour le CDH

« C’est chaotique, car Stefaan De Clerck, ministre de la Justice de surcroît, mêle des faits d’incivisme avec des crimes contre l’humanité, or le lien n’est pas évident… sauf à vouloir minimiser les premiers », a indiqué Francis Delpérée, chef de groupe CDH au Sénat.

« Ensuite, le ministre suggère l’oubli, alors que ce à quoi nous sommes plutôt invités c’est un travail de mémoire, le souvenir des patriotes et des résistants », a fait observer le sénateur.

Francis Delpérée n’est cependant pas fermé à toute discussion sur la problématique de l’incivisme. « Nous pouvons pardonner, peut-être, à ceux qui regrettent, qui reconnaissent les faits, etc. mais parler d’oubli n’a aucun sens. Par ailleurs, nous n’appelons pas à la vindicte à l’égard des enfants et petits-enfants ; à leur endroit, l’Etat belge s’est souvent attaché à réparer un certain nombre de condamnations », a-t-il rappelé. Mais ce dont il est à nouveau question depuis la prise en considération d’une proposition du Vlaams Belang, « c’est la négation des faits alors qu’il y a eu des condamnations », a répété Delpérée.

Digne du Vlaams Belang, estime le PS

Oublier les actes des inciviques commis durant la Seconde Guerre mondiale est « aberrant et scandaleux », a réagi le chef de groupe PS au Sénat Philippe Mahoux. Ce faisant, « il se range aux thèses défendues par le Vlaams Belang », a-t-il encore commenté.

« Entendre dire de la part d’un ministre de la Justice, censé savoir que ce qui a été jugé appartient à la vérité judiciaire, qu’il faudrait pouvoir remettre en question des condamnations pour collaboration, c’est aberrant et scandaleux », a fulminé dimanche Philippe Mahoux. « Depuis jeudi, lorsque nous avons mis au jour cette proposition du Vlaams Belang, certains ont décidé de ranimer la confusion entre collaborateurs et résistants, et parmi les collaborateurs, nombreux ont été ceux qui ont livré des résistants, c’est abject », a dénoncé le sénateur.

« Ce qui sous-tend la proposition du Vlaams Belang, parti d’extrême droite, à l’origine du débat, c’est le négationnisme de l’existence de la collaboration. C’est autre chose que de s’intéresser à quelques cas individuels qui subissent les conséquences liées à un passé familial », a expliqué l’élu PS.

Pour Ecolo, le débat est devenu anti-démocratique

C’est « intolérable, inacceptable », a réagi le chef de groupe Ecolo au Sénat, Jacky Morael qui y voit la conséquence du climat politique en Flandre devenu, selon lui, « extrêmement puant, malsain et antidémocratique ».

« Les déclarations du ministre De Clerck interrogent notre passé et notre actualité », a commenté l’ex-secrétaire fédéral des Verts. « Une certaine Flandre doit reconnaître qu’elle s’est fourvoyée avec l’occupant nazi, avec la Gestapo, qu’elle a permis l’arrestation de résistants, sous prétexte de faire avancer son projet nationaliste », a évoqué le ministre d’Etat.

« Par ailleurs, il y a l’actualité, celle de partis comme le VB et la N-VA qui mettent toute la classe politique flamande sous chantage et à cet égard, je dois saluer le courage immense de Groen ! (les écologistes flamands ont été les seuls élus du nord à ne pas approuver la prise en considération de la proposition du VB relative à l’amnistie), à part eux je ne vois plus aucun parti démocratique flamand qui résiste à cette pression terrible », a ajouté Jacky Morael. « La situation est limpide, tous les partis flamands s’alignent sur le pape du Vatican flamand, Bart De Wever, seul le VB, en perdition, essaye encore de faire du bruit », a-t-il conclu.

(d’après belga)


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perikles



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PostSubject: Re: AMNESTIE - AMNISTIE   Fri May 13, 2011 3:06 pm

Belgica wrote:
Pourquoi faut-il être choqué? Le B.U.B. dit depuis longtemps que tous ces partis linguistiquement scindés sont des wagons du Vlaams Belang, non seulement la N-VA.

Waarom geschokeerd zijn? De B.U.B. zegt al sinds lang dat al die taalgesplitste partijen wagons van het Vlaams Belang zijn, niet alleen de N-VA.


LE SOIR

Amnistie : les francophones en état de choc

OLIVIER MOUTON ET ERIC DEFFET

jeudi 12 mai 2011, 20:34


Un doigt dans l’engrenage : le Sénat a approuvé ce jeudi la prise en considération d’une proposition de loi du Vlaams Belang. Par Eric Deffet et Olivier Mouton
Amnistie : les francophones en état de choc

Bart Laeremans (Vlaams Belang) © Alain Dewez

Cette proposition de loi « efface, pour l’avenir, tous les effets des condamnations et sanctions infligées du chef d’actes d’incivisme “prétendument“ commis entre le 10 mai 1940 et le 8 mai 1945 et instituant une commission chargée d’indemniser les victimes de la répression d’après-guerre ou leurs descendants (…) »
Dénonciations et applaudissements

Les sénateurs Philippe Mahoux (PS), Jacky Morael (Ecolo) et Francis Delpérée (cdH) ont particulièrement dénoncé l’évocation d’actes « prétendument » commis, tel que le libelle la proposition du VB, qu’ils ont considérée contraire à l’Etat de droit.

Les chefs de groupe Bart Tommelein (Open Vld), Sabine de Béthune (CD&V), Liesbeth Homans (N-VA), et Bert Anciaux (sp.a) ont justifié le feu vert accordé à la prise en considération en faisant valoir que le vote se limitait à accepter la recevabilité technique du texte.

Le sénateur Bart Laeremans (VB), auteur de la proposition, a défendu son texte à la tribune. Le vote a été accueilli par des applaudissements sur les bancs du parti d’extrême droite.

(belga)

En un mot : un débat entre sénateurs sur une amnistie des collaborateurs est désormais possible. La prise en compte du texte a été décidée par 30 voix contre 26. A l’exception de Groen, qui s’y est opposé avec les francophones, tous les partis flamands ont voté pour. Y compris le SP.A. Pourtant, en janvier, les socialistes flamands avaient voté « non » lorsque la même proposition avait été soumise à la Chambre. Et la N-VA avait affirmé son souhait de ne plus revenir sur ce sujet lorsqu’Elio Di Rupo, alors préformateur, avait ouvert une porte en ce sens cet été. Un geste de pacification.

Avant une éventuelle adoption en séance plénière du Sénat, le texte du VB subira encore un parcours du combattant. Mais l’instant est historique : c’est la première fois que l’amnistie franchit une marche au parlement. Les chefs de groupes flamands (CD&V, N-VA, Open VLD et SP.A) ont justifié leur attitude : ce vote se limite à accepter la recevabilité technique du texte. « Le parlement est le seul lieu où l’on peut parler de tout, nous explique Bert Anciaux (SP.A). Notre vote n’a pas porté sur le contenu, simplement sur le fait que l’on peut en débattre. C’est la première fois que cela se passe ? Ah bon… Mais c’est la seule raison et la juste raison. »

Du côté francophone, on est sous le choc. « C’est la première fois que cela se passe depuis la seconde guerre mondiale, réagit, outré, Francis Delperée (CDH). C’est un coup de canif dans l’histoire et la mémoire des Belges. Le texte proposé est, en outre, une violation de la foi donnée à des décisions de justice. C’est une négation e l’Etat de doit. C’est consternant ! Cela ne restera pas sans suite et cela n’aidera pas les négociations gouvernementales. »

Christine Defraigne (MR) juge que ce vote entraîne « une symbolique doublement négative ». Parce que les partis flamands ont voté à l’unanimité (sauf Groen !) contre les francophones. Et parce qu’il représente « une véritable insulte à ceux qui sont morts pour défendre les valeurs démocratiques et universelles ».





Maar hoe valt dat te rijmen met het volgende? Mais comment rimer cela avec ce qui suit?

N-VA wil genaderecht afschaffen

(12/05/2011) Dat er de laatste vier jaar een grote wanverhouding is ontstaan tussen het aantal goedgekeurde Franstalige en Nederlandstalige genadeverzoeken aan de koning, zoals nu opnieuw blijkt uit cijfers van minister van Justitie De Clerck, is voor de N-VA niet nieuw. Twee jaar geleden maakten wij hier al gewag van. “Maar ook los daarvan is het feit dat genaderecht een exclusieve bevoegdheid is van de koning een middeleeuwse praktijk”, stelt N-VA senator Karl Vanlouwe.

Het aantal aanvragen voor genade was ongeveer gelijkmatig verdeeld over beide gemeenschappen (gemiddeld 1.500). Maar de ingewilligde genadeverzoeken waren dat in geen geval: 513 Franstalige verzoeken tot kwijtschelding van straf werden ingewilligd, tegenover 109 Nederlandstalige. In 2010 bijvoorbeeld was de verhouding ingewilligde genadeverzoeken 90% Franstalig (69) tegenover nog geen 10% Nederlandstalig (6).

"Zonder zich te moeten verantwoorden, kan de koning bij willekeur beslissen over iemands vrijheid”, stelt Vanlouwe. “Een genademaatregel moet immers nooit worden gemotiveerd omdat het een voorrecht is dat door de grondwet aan de koning is toegekend". De N-VA wil daarom dat het genaderecht wordt afgeschaft. “Deze ’koekjesdozenromantiek’ is echt niet meer te verantwoorden, zeker niet in deze tijden van straffeloosheid. Als er individuele dossiers zijn die een strafvermindering rechtvaardigen - wat kan - dan zijn er andere wegen te bewandelen. Het is wat ons betreft aan de strafuitvoeringsrechtbanken om te beoordelen of gevangenen al dan niet vervroegd worden vrijgelaten."
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Valerie Van Peel, N-VA Fractiesecretaris/woordvoerder Senaat

Waarom valt het afschaffen van het genaderecht niet te rijmen met een voorstel om een wetsvoorstel bespreekbaar te maken? De N-VA valt het genaderecht aan omdat het uitgaat van willekeur, valt ze de wet "Lejeune" aan? Neen, dus
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Gonda



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PostSubject: Re: AMNESTIE - AMNISTIE   Fri May 13, 2011 10:51 pm

Messieurs les Flamands vous avez mis le nez dans la ruche. Et vous avez démontré unanimement votre unique but de nier la Belgique. On s'en souviendra en temps utile.
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Simon

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PostSubject: Re: AMNESTIE - AMNISTIE   Sun May 15, 2011 9:59 pm

J'ai énormément étudier la 2 GM, n'ayant pas eu peur de m'intéresser à des gens peu recommandables comme Degrelle. Finalement pour en tirer que de nombreuses horreurs ont été commises. La collaboration est un fait non pas injustifiable, mais répréhensible. Mais vouloir amnistier des gens qui ont commis et permis de commettre des actes de trahison, de meurtres, de massacres, c'est autant affreux que les actes eux-même.

Comment les partis flamands peuvent-ils encore se dire démocratique quand ils remettent en cause les principes fondamentaux de la morale?
Comment peut-on accepter une proposition du VB? Quand on instaure un cordon sanitaire, on le respecte ou on le supprime (là on est parti vers une suppression car le parti ne fait plus vraiment de score gênant pour les autres)?

En Allemagne, des gens comme nos sénateurs, seraient jugés pour ce genre de propos. Chez nous on vote pour eux (enfin pour leur parti). Où va-t-on? Plus rien ne parait impossible.

A quand la libération de Dutroux (après sa femme) avec indemnité et protection? Oublions c'est du passé. Oublions tout. Enfin pour Dutroux, c'est un mauvais exemple, il est wallon. Or c'est bien connu, les partis flamands sont prêts à tout, mais uniquement dans leur intérêt. Et la collaboration, ça fait tâche dans leur histoire (sur ce terme encore, je suis large, pour moi la Flandre reste un comté français médiéval et je dirais pour parti flamand, parti de langue flamande vu qu'on ne parle pas vraiment le néerlandais dans notre pays).

Tout ça pour dire que je suis outré de cette proposition de loi et que si ça passe (mais ça m'étonnerait) cela risque de devenir violent...
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Gonda



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PostSubject: Re: AMNESTIE - AMNISTIE   Sun May 15, 2011 10:05 pm

Moi je me demande s'il y a une relation familiale entre Stefaan de Clercq et Staf de Clercq ?
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Simon

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PostSubject: Re: AMNESTIE - AMNISTIE   Sun May 15, 2011 10:10 pm

Gonda wrote:
Moi je me demande s'il y a une relation familiale entre Stefaan de Clercq et Staf de Clercq ?

Je me suis posé la même question, mais ce n'est pas le cas apparemment, le nom de famille est différent (c'est Stefaan de Clerck et non Clercq)
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Belgica
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PostSubject: Re: AMNESTIE - AMNISTIE   Tue May 17, 2011 1:17 pm

Deux articles intéressants dans LLB:


© Bernard Demoulin

Van Aerschodt, ancien collabo, a travaillé sous un faux nom pour le BIT

Christophe Lamfalussy

Mis en ligne le 17/05/2011
Il y avait aussi des collabos wallons. Tel Van Aerschodt, qu’on croyait mort.

Le Bureau International du Travail (BIT) confirme avoir employé pendant plus de trois ans, dans les années 70, l’ancien collaborateur belge Paul Van Aerschodt, à titre d’expert en tourisme et sans connaître la condamnation qui pesait sur cet homme.

L’organisme onusien le reconnaît après avoir été interrogé par "La Libre Belgique" il y a deux mois et après une enquête interne diligentée aux plus hauts échelons de l’institution.

"Le BIT a employé de janvier 1971 à août 1974 une personne dénommée Paul Jean Léon Simons de Aerschot de nationalité bolivienne", précise Corinne Perthuis, porte-parole du BIT, dans une courte déclaration écrite. "Cette personne a été employée comme expert technique dans le domaine du tourisme, elle n’a pas travaillé au Siège mais dans deux pays : à Chypre de janvier 1971 à octobre 1972, et en Roumanie de décembre 1972 à août 1974. L’Organisation n’avait aucune connaissance des activités de l’intéressé pendant la guerre".

Le BIT ne peut pas en dire plus, les dossiers de son personnel étant couverts par un délai de prescription de cinquante ans.

Paul Van Aerschodt est ce Belge né en 1922 à Houdeng-Aimeries (La Louvière). Surnommé pendant la guerre comme "Le Grand blond au Revolver" (GBR), il avait été condamné à mort par contumace en 1946 pour avoir travaillé pour les nazis pendant quatre ans et dénoncé des milliers de Belges qui tentaient d’échapper au travail obligatoire. L’affaire avait rebondi en 2007 lorsqu’une association d’anciens résistants avait retrouvé sa trace, sous un faux nom, dans la ville de San Sebastian, en Espagne.

L’homme avait réussi à se faire oublier de la justice belge, qui l’a cru mort. Sous un faux nom, et grâce à un évêque qui parvint à lui trouver "en huit jours" un visa pour la Bolivie, il s’enfuit d’Espagne pour l’Amérique Latine où il refit sa vie. Il revint en Espagne en 1964, sous le nom de Juan Pablo Simons de Aerschot, de nationalité bolivienne. (Voir LLB du 2 mars).

Par après, Van Aerschodt se fondit dans de nouvelles fonctions, devenant - c’est désormais confirmé - expert touristique non seulement à Chypre et en Roumanie pour le BIT, mais aussi en Afghanistan et en Allemagne de l’Est pour une autre agence de l’Onu. Dans la Roumanie de Ceausescu, l’ancien collabo belge s’occupait de "tourisme durable" pour le compte du BIT.

Comment un ancien collaborateur a-t-il pu travailler pour un organisme des Nations unies, fondées en 1945 sur les cendres de la seconde guerre mondiale ? Tout simplement parce que les Nations unies, encore aujourd’hui, ne font pas d’enquêtes de sécurité avant d’engager quiconque. C’est le cas généralement à l’Otan ou à l’Union européenne.

Intouchable en Espagne, car bénéficiant de la prescription, Van Aerschodt a donc réussi à échapper à toute sanction au cours de sa vie, sinon celle qui le déchut de sa nationalité belge.




La loi Vermeylen a déjà permis à près de 50 000 collaborateurs de retrouver leurs droits

Christian Laporte

Mis en ligne le 17/05/2011

Grâce à cette loi du nom du ministre de la Justice socialiste flamand, votée en 1961, de nombreux collaborateurs ont été réhabilités à titre individuel.

Éclairage

Depuis le retour inattendu du dossier de l’amnistie sur l’avant-scène politico-médiatique, plusieurs intervenants du monde des "anciens" ou de la Communauté juive hostiles à ce que l’on revienne encore sur ce dossier ont invoqué à juste titre la loi dite Vermeylen du nom du ministre de la Justice socialiste flamand qui avait fait voter en 1961 un texte législatif réhabilitant un nombre certains de collaborateurs à titre individuel. Pour rappel, dès le lendemain de la fin de la guerre mais surtout pendant les années 1950, ceux qui s’étaient fourvoyés avec l’ennemi trouvèrent des alliés dans une large frange du CVP et dans ce qui devint progressivement la Volksunie pour tenter de renverser le cours des choses jugées et d’obtenir une amnistie pour celles et ceux qui, disaient-ils pour se défendre, ne se seraient compromis avec l’ennemi que dans l’espoir d’obtenir un meilleur statut pour la Flandre. Leur combat ne visa donc pas les rexistes dont personne en Belgique francophone n’aurait d’ailleurs imaginé demander une réhabilitation.

Toujours est-il que dès 1947, des voix s’élevèrent pour que la justice se montre moins ferme. Un événement extérieur n’y fut pas étranger : la guerre froide battait son plein et d’aucuns y virent des circonstances atténuantes pour ceux qui étaient allés se battre en Russie contre le bolchévisme Dans la foulée fut adoptée en 1948 une première loi dite Struye, du nom de Paul Struye alors ministre de la Justice qui permit déjà à des milliers de collaborateurs d’obtenir la restitution de leurs droits et de bénéficier d’une libération anticipée. De fait, adversaire résolu de la peine de mort, il mit tout en œuvre contre son application de sorte que 82 % des condamnés à la peine capitale la virent commuée en emprisonnement à vie. On rappellera que 242 personnes furent exécutées au lendemain du conflit.

Venons-en alors à la loi Vermeylen "relative à l’épuration civique". Une première catégorie de personnes se vit restituer ses droits civils et politiques. Force est d’avouer qu’on avait eu la main lourde à leur égard : certains en furent privés alors qu’ils n’avaient pas été condamnés. D’autres figurèrent sans raison sur les listes des auditeurs militaires et enfin la mesure visait des personnes condamnées à une peine qui n’excédait pas trois ans.

La loi visait aussi les candidats au repentir. En fait, des condamnés à une peine supérieure à trois ans mais inférieure à dix ans pouvaient obtenir la restitution de leurs droits par un arrêté du ministre de la Justice mais à une double condition : il fallait qu’elles entreprennent une démarche volontaire en introduisant une requête doublée d’une déclaration sur l’honneur exprimant leur volonté de se conformer aux lois belges. Une mesure qui excluait les détenus ou les fugitifs.

Le gouvernement pensa aussi aux condamnés à une peine supérieure à dix ans et qui souhaitent recouvrir leurs droits. Ces derniers durent toutefois entreprendre une démarche devant les tribunaux ordinaires.

La loi du 30 juin 1961 maintenait enfin une restriction importante : les personnes condamnées à plus de cinq ans de prison ne pouvaient obtenir le relèvement des déchéances des droits de vote, d’élection et d’éligibilité.

Reste que la loi Vermeylen eut d’importants effets atténuants par rapport aux plus de 75 000 personnes concernées.

En effet, 20 652 personnes non condamnées mais figurant sur les listes des auditeurs militaires ont retrouvé automatiquement leurs droits ! Il en alla de même pour 23 114 personnes dont la peine d’emprisonnement était inférieure à trois ans ainsi que pour 8 148 personnes condamnées à des peines de trois à cinq ans moyennant dans ce dernier cas une requête auprès du ministre de la Justice.

Et 9 844 personnes qui avaient encouru des peines entre cinq et dix ans ont encore pu obtenir une restitution partielle de leurs droits moyennant aussi une démarche volontaire.


Globalement plus de 50 000 personnes ont retrouvé quasiment tous leurs droits à l’époque. Fin 1983, le ministère de la Justice estimait que la déchéance totale ou partielle des droits politiques ne touchait plus que de 600 à 650 personnes. L’on n’a pas de chiffres précis sur la situation actuelle mais l’on peut gager qu’ils ne sont plus guère qu’une très, très petite minorité. Mais malgré cela, le Vlaams Belang a estimé devoir relancer la mécanique. Il est vrai que depuis 1961, bon an, mal an, des élus flamands de la VU et aussi du CVP ont tenté d’adoucir encore la loi de juin 1961. Sans succès puisqu’il ne se trouva jamais de majorité pour une prise en considération des propositions de loi ni de consensus au niveau du gouvernement fédéral à, finalement, une exception près en 1992. La Flandre tenta de "communautariser" le dossier mais un décret d’Herman Suykerbuyk (CVP) fut cassé par la Cour constitutionnelle qui était encore d’arbitrage à l’époque.




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