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 DAAN mag soms niet meer optreden in Noord-België - parfois interdit de concert en Belgique du nord

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PostSubject: DAAN mag soms niet meer optreden in Noord-België - parfois interdit de concert en Belgique du nord   Sun Jul 31, 2011 1:53 pm

Het is een schande te zien doe de 5 miljoen unitaristen in hun eigen land gediscrimineerd worden door die kleine minderheid separatisten.

C'est une vraie honte de voir comment ces 5 millions d'unitaristes se trouvent discriminés dans leur propre pays par une petite minorité de séparatistes.


LE SOIR



Daan, son pays est le mien
BEATRICE DELVAUX
dimanche 31 juillet 2011, 10:24

Béatrice Delvaux et Daan inaugurent la série d’été du Standaard. Ils se sont rencontré deux jours en plein Pajottenland pour parler de tout sans tabous.
DR

Un coup de fil. C’est le Standaard, le quotidien flamand. « Nous préparons une série d’été, “Zomernachtsessies”, sessions d’une nuit d’été, pour nos “invités de l’été”. Deux personnes d’horizons différents mais avec des croisements possibles, sont réunies pendant deux jours dans une villa, elles échangent, elles s’interrogent, elles se découvrent. Ça te dit ? » « Le deuxième, c’est Bart De Wever ? » Deux jours pour tout se dire ! Mais, si le Standaard est audacieux, il n’est pas téméraire : « C’est Daan. »

« Daan ! Deux jours… une nuit ? C’est oui ! » Un grand rire de l’autre côté du téléphone : « A Vollezele, tout est possible. »

En résidence

Vollezele. En pleine campagne du Brabant flamand, une résidence d’écrivains qui permet à des artistes, des universitaires de se retirer pour penser et créer. Et pour moi, une immersion dans l’âme flamande avec le chanteur belge du moment. Un Johnny Cash qui aurait un rien mieux géré les dérapages de la vie. Un Brian Ferry au dandysme soft et aux costumes qui poursuivent le corps au plus près, donnant l’impression que l’homme chaloupe plus qu’il ne marche. De Standaard ne vise pas avec notre duo la création d’un Hooverphonic bilingue. Il cherche plutôt un rien l’explosion en réunissant deux microbombes communautaires : d’un côté, le chanteur qui en une nuit, a écrit le texte le plus violemment anti De Wever que la Belgique ait porté. Daan, l’homme de « Landmijn ». De l’autre, l’éditorialiste en chef, ex-rédactrice en chef d’un journal dont la N-VA a fait son démon et son meilleur ennemi, ce Soir qui entretient des liens nord-sud que ce parti veut couper.

Pas certain que Bart De Wever se réjouisse que l’on célèbre le premier anniversaire de sa première tentative d’approche avec Di Rupo, en conviant un duo antinationaliste dans cette même villa de Vollezele. C’est ici en effet que les chefs du PS et de la N-VA avaient tenté un flirt secret juste après les élections en juillet 2010.

Gooik

Pour aller à Vollezele, on passe par Gooik. Etranges ces noms dont on croit qu’ils existent uniquement pour la télévision. Gooik ou le visage d’un bourgmestre sortant régulièrement de son anonymat, face sévère et vitupérations garanties sur cette tache d’huile qui devient dans sa bouche une sorte de peste bubonique. Gooik donc, joli petit village, mène tout droit à la fameuse villa Hellebosch. Une grande allée, des arbres forts et longs, un atelier de sculpture avec bustes, et à perte de vue, des herbes jaunes, sèches, des trouées de lumière.

Daan, en retard ?

Les deux journalistes du Standaard, Ann-Sofie Dekeyser et Lieven Sioen, sont là, feu ouvert activé : il pleut doucement. On nous avait prévenue : Daan est toujours en retard. Faux. Son grand corps franchit la porte, un costume au brun chaud l’enserre. Le visage, calé sous cette mèche noire qui ne va plus jamais reprendre une place fixe, dégage de façon troublante, en alternance, en simultané, douceur et instinct de loup. Le corps ne sera jamais au repos, agité en surface d’une fébrilité, d’une mobilité. Anxiété ? La cigarette viendra souvent à la rescousse, permettant d’esquiver par moments la plongée intérieure que Vollezele va imposer. Aller en fumer une dehors, puis deux, puis trois puis… Il est rebelle. Il va pester plus d’une fois contre cet exercice qui ne laisse rien au repos, qui fait s’enchaîner les questions, balayant l’enfance, l’enfer de soi, la douleur des autres, ce qu’on voulait être et qu’on n’est pas, ce qu’on a perdu, le pouvoir.

Dans l’instant là, on se regarde, on hésite et on pense : « blind date ». Bon, on prend le thé ou…

En fait de blonde, Dani Klein, la chanteuse de Vaya Con Dios, était la première proposition du journal flamand au rockeur qui fait le buzz cette année, au Nord comme au Sud. Il a d’ailleurs calé Vollezele entre Paris, les Francofolies de Spa, la fête à Louvain, un concert à Knokke...

Mails de haine et concerts interdits en territoire N-VA

Il a vendu des tas de disques. Il le dira d’ailleurs plus tard, dans la nuit : il est aujourd’hui à l’abri du besoin. Sa musique le fait vivre. Au sens propre, c’est pratique. Au sens figuré, c’est infiniment plus douloureux, intime, intense.

Oui, il lit le français, il a vu des textes que Le Soir a assumés, lu des prises de position qu’il partage. Il est curieux. Le compliment nous touche. On sort un peu fragile des derniers mois, ce regard-là fait du bien. On se le dit à l’intérieur de soi.

On lui dit qu’on l’apprécie depuis longtemps. Sa musique, ses mots, son élégance, ses emportements, son inquiétude. Et que non, on n’a pas joui en entendant « Landmijn », qui n’est pas notre chant de guerre ou une sorte d’aboutissement d’une pseudo-hystérie antinationaliste.

Que pense-t-il, lui, maintenant, de cette chanson provoc ? Un texte dont il a accouché comme on vomit, façon bras d’honneur à ces « imbecielen ». Ces insultes, cette histoire de séparation : il ne supporte pas. Il n’a pas quitté Anvers et son Vlaams Belang pour Bruxelles, pour se retrouver des années plus tard dans une sale guerre linguistique. Il n’a pas fait le choix d’une terre ardennaise, Manhay – il égrène une par une avec une jouissance visible, les sorties d’autoroutes numéro et nom compris, de Bruxelles à son village –, pour entendre toutes ces stupidités séparatistes.

Il l’a écrite cette chanson, il la revendique. Mais maintenant, il ne veut plus en parler ou la chanter que selon son envie. A lui.

Il la paye, il le dit : des entreprises qui annulent des contrats – « Vous comprenez, compliqué… », disent-elles ; le Vlaams Belang qui fait voter dans certains conseils communaux l’interdiction de ses concerts ; ces mails de haine dont il a rejoint désormais la liste des destinataires.

Artiste, en éveil

Mais il rit : tant pis, il ne va pas en faire un plat. Il fallait le faire, il l’a fait. Si un rockeur doit seulement chanter, errer dans les rues et boire des verres ! Il est devenu artiste justement pour se défaire de ces limites. « L’art pour l’art ne m’intéresse pas. Tu es un artiste si tes morceaux sont relevants. » Il est passé à autre chose. Mais il reste en éveil, cet homme-là s’emporte, ne se dompte pas. Il s’apprête à sortir de la pièce – la cigarette ! – mais se retourne. « J’ai quand même appelé mon père quelques jours plus tard, un peintre, engagé, pro Palestine, Che Guevara : “Tu as entendu ce que j’ai fait ?” Il a dit oui, s’est tu et puis m’a dit : “Tu as bien fait. Je suis fier.” » Il sort cette fois. Soulagé.

Alain Chamfort, l’icône

Il fredonne. « Tu reconnais ? » La musique du Vieux Fusil. Ta ta ta ta, ta ta ta ta, ta… Ses yeux se plissent, complices, au souvenir de ce film, un dimanche en famille. La chanson française, c’est son trip, sa filiation. Londres, pff, mais Paris, respect. Et son icône, Alain Chamfort. Avec le désir, l’espoir qu’il pense très proche, de rencontrer ce chanteur décalé, asexué, follement distingué. Son sésame : Jacques Duvall. Le parolier de Chamfort vient d’ailleurs d’écrire pour le rockeur flamand les paroles de « La gueule du loup ». Et il va faire de Daan l’invité des prochaines Nuits du Soir au Botanique à Bruxelles le 22 septembre. Nos journalistes flamands sursautent : « Daan va chanter pour Le Soir ? Landmijn bien sûr ? » On bégaye, on hésite. Mais non, pas question de l’exhiber pas comme une bête de foire flamande en terre francophone. Le rockeur vient à notre rescousse : « On va dire que tout ça était convenu avant que la chanson soit écrite, non ? »

« Je serai un vieux chanteur aux cheveux un peu gris »

Plus tard, entre cognacs et piano désaccordé, Marie Laforêt surgit. Puis « L’aigle noir » de Barbara : « Un beau jour ou peut-être… » C’est la nuit. Ses démons, ses pulsions s’affolent. C’est quoi, cette prison, c’est quoi, ces questions ? Le pouvoir du journaliste et puis le pouvoir du chanteur ? C’est cinq minutes par tête de pipe, chacun son baratin ? Il en a sa claque. Il plaque tout. Deux fauteuils dans la nuit, une bouteille de vin rouge plus tard et soudain son regard pénètre, profond: « Etre crédible, être relevant, ne pas être pathétique. Tu sens...». L’angoisse.

Fragilité et âpreté, deux faces d’une médaille, flamand et francophone.

Nous en sommes là. Chacun son bagage. Pour lui, ses deux enfants, ses amours, ses chansons qui sont écrites et qu’il va aller porter là-bas en Amérique à un arrangeur, ses mots composés en solo désormais parce que « écrire, c’est traumatique et extatique ». Ses deux studios, le blanc, en haut, où il respire et le rouge, en bas, où certains jours, il a peur de descendre. Et cette certitude, bravache, drôle : « A 84 ans ? Je serai un vieux chanteur, avec les cheveux un peu gris et une terrible voix de basse. A proférer du nonsense. Chic… »

Deux jours et une nuit. La voiture, la route, Bruxelles. « I’m what you need », extrait de Daan Simple, son dernier CD tourne en boucle dans l’autoradio.

« I ‘ m a psycho that’s out on probation / Take what you need / Take my heart my ticks my attacks »…


DE STANDAARD

‘Ik ben de hofnar van de werkelijkheid’ zondag 31 juli 2011, 05u00

Auteur: Ann-Sofie Dekeyser en Lieven Sioen

Ivan Put

Ze stonden, elk op zijn of haar manier, op de barricaden voor het behoud van een verdampend België. Daan als speelse rebel met harde overtuigingen. Béatrice Delvaux als harde krantenchef met veel vragen en aarzelingen. In Villa Hellebosch vertellen ze elkaar waarom Daan archeoloog had moeten worden en waarom Béatrice ontslag nam als hoofdredactrice van Le Soir. ‘Ik hield niet genoeg van de macht.’

Daan zal in september optreden op Les Nuits Du Soir. De Brusselse krant riep dat initiatief tien jaar geleden in het leven om meer dynamiek te brengen in de Franstalige cultuur. Het is pas de tweede keer dat een Vlaamse groep op Les Nuits du Soir optreedt. ‘Ga je ook Landmijn spelen?’, vraagt Béatrice.

Naar aanleiding van de eerste verjaardag van de verkiezingen had De Standaard aan een aantal opiniemakers en kunstenaars gevraagd een open brief te schrijven aan Elio Di Rupo of Bart De Wever. Daan ging op het aanbod in met een striemende protestsong tegen de man die in de ogen van Daan van ‘mijn land’ een ‘landmijn’ maakte.

‘Ik heb achteraf nogal wat haatmail gekregen’, vertelt Daan. ‘Schilder, blijf bij je leest, dat soort opmerkingen van Vlaams-nationalisten. die geen fatsoenlijk Nederlands kunnen schrijven. Een aantal klanten hebben ook een privé-optreden van mij geannuleerd, omdat ik ‘verbrand’ was. Och, het is slechts collateral damage.’

Toch zal Daan Landmijn niet spelen op Les Nuits du Soir. Ook niet op zijn Vlaamse optredens. Zijn politiek statement is gemaakt

Kuifje en de handelsreiziger

Daan: ‘Hoe is de dochter van de kolenhandelaar journalist geworden?

Delvaux: ‘Ken je de film Les convoyeurs attendent?’

Uiteraard kent Daan de film.

‘Mijn oom speelt daarin de rol van burgemeester. Maar de rol die Benoît Poelvoorde kreeg, van journalist, is gebaseerd op de figuur van mijn oom. Hij was een lokale reporter die met zijn motor overal heen reed waar nieuws te rapen viel. Dag en nacht was hij op pad. Hij deed me denken aan Kuifje.’

‘Dit is echt een job die me op het lijf geschreven staat. Ik zou niet weten wat ik anders moet doen.’

Béatrice kaatst de vraag terug. Wat heeft in Daan de muzikant doen ontwaken? Ook een kinderdroom?

‘Eliminatie. Ik had een lijstje met verschillende beroepen en ben beginnen te schrappen. Op de eerste plaats ben ik een artiest. Ik heb de behoefte om iets te creëren. Vraag is dan of je dat doet als architect, regisseur, schrijver, ... Maar schrijven vond ik te eenzaam. Een regisseur is te afhankelijk van subsidies. Architectuur heeft al snel een fascistisch kantje en om mode te ontwerpen ben ik niet vrouwelijk genoeg. Het enige wat uiteindelijk overbleef, was rocker. Of graficus. Er heeft in mij altijd een gevecht gewoed tussen beeld en klank. Omdat mijn eerste plaat flopte, ben ik naar de academie gegaan om grafisch vormgever te worden. Toen ik een burn-out kreeg, ben ik teruggekeerd naar de muziek.’

‘Ik ben een handelsreiziger in emoties. Muziek is de omweg om mijn gevoelens te uiten en die van anderen te bespreken.’

Hofnar

Delvaux: ‘Ik hou van kunst die âpre is, scherp en bijtend. Patti Smith was voor mij een rolmodel. Ik heb in haar biografie gelezen hoe ze pas op latere leeftijd heeft ontdekt dat ze een rocker is, en hoe gelukkig dat haar maakte. Ik was zelfs een beetje jaloers op de manier waarop ze een weg vond om de kracht en het geweld in haar te uiten. Zelf heb ik geen artistiek talent.’

Daan: ‘Als je een grote honger hebt naar inhoud, alle kranten doorneemt en aan die informatie een persoonlijke interpretatie geeft, ben je toch ook een stuk artiest?’

Delvaux: ‘Bedankt. Er is inderdaad iets creatiefs aan ons beroep. We vertrekken elke keer van een blanco pagina...’

Daan: ‘... en je brengt iets teweeg bij mensen.’

Delvaux: ‘Wat ons beroep boeiend maakt, is de vrijheid om elke dag opnieuw de wereld in te trekken, bij te leren en interessante mensen te ontmoeten. Ik pak de telefoon, zeg dat ik van Le Soir ben, en ik raak tot bij de belangrijkste mensen van het land. Ça a même un côté rigolo. Ik ben niemand, en iedereen antwoordt mij.’

Daan: ‘Dat kan ik dan weer niet, objectief observeren. Het voordeel van werken in de fictie, is dat ik niet accuraat of objectief hoef te zijn. Ik ben de hofnar van de werkelijkheid.’






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