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 Marcel Sel sur le B.U.B. / over de B.U.B.

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PostSubject: Marcel Sel sur le B.U.B. / over de B.U.B.   Sun Aug 28, 2011 6:03 pm

L'écrivain félicite le B.U.B. pour son idéologie et il nous soutient ! De schrijver feliciteert de B.U.B. voor zijn ideologie en hij steunt ons !

http://blog.marcelsel.com/archive/2011/08/28/un-unitariste-sur-rtl-tvi.html

la vidéo: http://www.rtltvi.be/video/356807.aspx?CategoryID=4224

Belga

dimanche, 28 août 2011

L'unitarisme est un antinationalisme.

Aujourd'hui, je vous recommande de visionner cette vidéo. Il s'agit de l'interview de Hans Van De Cauter (BUB) sur RTL-TVI. Il parle d'une Belgique éventuellement fédérale, mais divisée en provinces, et non plus en gros blocs opposés et communautaristes. C'est grosso modo le principe dont je parlais il y a un an environ sur ce blog. Ce qui mine la fédération belge, c'est le fait qu'elle est divisée en grandes entités « ethniques ». L'une des solutions les plus raisonnables, à long terme, serait de la diviser en plus petites entités, comme c'est le cas en Suisse, et les provinces sont les entités historiques les plus logiques pour ce faire. Celles-ci ne seraient plus organisées en États unilingues luttant sans cesse contre une logique absurde (« le sol flamand », « le sol wallon », etc.) et territoriale, mais seraient des États fédérés linguistiquement neutres.

Dans ma proposition, les questions culturelles et éducatives, ainsi que tout ce qui dépendrait des langues parlées, seraient gérées par des communautés qui ne seraient plus liées à un territoire. Ainsi, la Communauté néerlandophone (et plus « flamande ») pourrait ouvrir des Huizen van het Nederlands à Rocherfort ou à Arlon si cela lui chantait. Notez que ce serait bien plus efficace qu'une maison flamande à New York. La communauté francophone (et non plus la fédération Wallonie-Bruxelles) pourrait de même se charger d’ouvrir des écoles francophones en « Flandre », étant entendu que son budget étant limité, une francisation avancée serait tout à fait exclue. On pourrait, par exemple, obliger les écoles non néerlandophones de « Flandre » à prévoir une immersion à 50 % et les réserver aux personnes dont aucun parent n’est de langue maternelle néerlandaise. De même, je proposais que chaque commune puisse se choisir un « caractère » qui prévaudrait et je n’étais pas opposé à l’obligation dans les communes qui le souhaitent de traduire toute inscription dans une langue ne relevant pas de ce caractère donné en néerlandais, français, wallon, gantois, limbourgeois, etc, selon le(s) caractère(s) choisi par la commune. Ainsi, à Maaseik, il pourrait être imposé (ou proposé) d’utiliser une traduction en limbourgeois, tandis que Gooik pourrait opter pour un caractère néerlandophone. De ce fait, l’on pourrait soutenir les cultures locales, régionales ou métarégionales selon les vœux des instances locales, tout en préservant l’unité nationale. Bien sûr, je suis pleinement conscient qu’il s’agit là aujourd’hui d’une utopie.

Ce qui est révélateur, et Van De Cauter le dit lui-même, c'est que c’est justement devenu une utopie. Non pas parce que c'est irréalisable, au contraire, un état moderne et intelligent devrait pouvoir s'orienter vers la solution la plus moderne et la plus intelligente, plutôt que vers une division ethnique qui nous renvoie au XIXe siècle, ou mettons, à l'entre-deux-guerres. Non, la raison pour laquelle c'est devenu une utopie, c'est que le CD&V, avec la complicité active des partis absolument nationalistes et de certains nationalistes wallons, ont fondé un État dans l'État, qu'ils ont appelé « la Flandre ». Contrairement à la Wallonie, où les symboles sont plutôt vus comme une sorte de grolandisme amusant, les édiles flamands ont lourdement engoncé les mythes et symboles au fin fond de l'imaginaire public. Lion, drapeau, hymne, bataille des Éperons d'Or, Yser, dynamisme, enzovoort. Les Bruxellois, eux, sont devenus autonomistes (mais pas nationalistes : le nationalisme ancre l'autonomisme dans un fondement ethnique, ce qui n'est pas du tout — au contraire — le cas de la population bruxelloise.) Mais tout cela n'est que l'effet de cet État dans l'État, vieux rêve frontiste, prélude à une indépendance.

Alors, évidemment, je partage le rêve de Hans, et je partage aussi sa vision. Je ne suis pas wallon, je ne suis pas francophone, je suis juste un citoyen belge qui habite à Bruxelles. Et si je me reconnais volontiers « bruxellois », je ne tire aucune conclusion de cette « identité ».
Je ne revendique aucun apport, et du reste, on peut être bruxellois d’un million deux cent mille façons différentes. Les seules choses que cette identité parmi bien d’autres impliquent sont de nature purement personnelle. Je me reconnais aussi dans des dizaines d’autres identités, qui proviennent autant de mes racines (allemande, belge, hollandaise, flamande, bruxelloise, italienne) que de mes activités (écriture, musique, etc.) ou de mes goûts (de Brueghel à Mozart en passant par Brel et la Banda Clave Azul de Colombie). Mais rien dans cette identité ne peut me faire préférer un autre Bruxellois à un non-Bruxellois. Un nationaliste bruxellois m’est aussi étranger que ne l’est un nationaliste flamand. Un humaniste bruxellois ne m’est pas plus proche que ne l’est un humaniste flamand. Le nationalisme identitaire propose le contraire, une sorte de rappel de meute, une classification des êtres dans des petites boîtes de couleurs, l’obligation pour un Flamand d’aimer les Flamands, et de haïr ou du moins de moins aimer tout qui ne correspond pas à cette identité. C’est aussi pour cette raison que le responsable de fabrique d’église qui, ce samedi, expliquait vouloir remplacer le coq qui trône au-dessus de son clocher par un lion révèle à quel point ce message identitaire a réussi à se nicher (peut-être durablement) jusqu’au cœur même du catholicisme de Flandre. C’est ce qui cloche dans l’esprit de clocher : même les clochers ne sont plus tranquilles.

Antinationaliste, une telle actualité me choque, m’opprime. Et je n’y vois de réponse logique qu’un rejet du nationalisme, ce qui est le fondement même de l’idéologie d’Hans Van De Cauter. Je ne peux donc que lui donner raison, et le féliciter pour la manière dont il a su conceptualiser son rejet des classifications simplistes, allant jusqu’à rappeler qu’on est flamand de Lille à Hulst, mais certainement pas à Dilbeek ou Leuven, où l’on est brabançon depuis plus d’un millénaire. Dire cela aujourd’hui est toutefois devenu carrément audacieux, un véritable crime de lèse-Flandre.

Et du coup, je tire les conclusions du fait que son mouvement, probablement le plus juste aujourd'hui en Belgique, n'ait pas accès aux médias, parce que l'idée même d'être simplement belge est pratiquement devenue un rêve. La fin du pays n'est pas proche, on a peut-être véritablement dépassé ce stade dans les mentalités. Aussi, je milite pour une Belgique fédérale à neuf, avec des communautés au service des gens, avec des services publics neutres linguistiquement parlant. Mais tout en sachant que les chances d'y parvenir sont pratiquement nulles. Alors, à quoi ça sert ? D’abord, à mener un combat juste. À dire ce que nous voulons pour notre pays, quitte à paraître ridicules. Et dans le cadre de la menace qui plane sur notre unité, à mener notre réflexion jusqu'au bout, parce que si le pays devait se scinder, la pensée unitaire resterait terriblement utile, sachant qu'en Belgique wallobrusienne, on se retrouverait de toute façon toujours dans un pays multilingue avec des minorités qui devront alors se battre bien plus activement pour préserver ne fût-ce qu'une partie de leur protection.


Car oui. Mes amis néerlandophones de Bruxelles n’en parlent pas ouvertement, et peut-être qu’ils n’ont même pas encore entamé cette réflexion, mais une scission de la Belgique entraînerait pour eux une chute certaine de leurs avantages. La sursubsidiation de la culture flamande serait de facto ramenée à des proportions bien moindres. Je pense notamment à l’excellente chaîne locale TV Brussel qui verrait très probablement ses subsides ramenés à la portion congrue au profit de Télé Bruxelles. (Il serait peut-être temps alors de fusionner les rédactions et de proposer un programme mixte et bilingue). Je pense aux lois linguistiques bruxelloises qui pourraient disparaître au nom d’une francophonie de bon aloi. Je pense aux partis néerlandophones de la Capitale qui dans une fédération Wallonie-Bruxelles, pourraient à peine produire un ou deux ministres, tout au plus. Si cela doit arriver, il faut que la réflexion sur le droit des minorités historiques commence avant le jour J éventuel. Que tous les partis de Bruxelles et de Wallonie comprennent que nous aurions là un défi majeur à relever, et que c’est aujourd’hui que la philosophie politique à l’intérieur de ces partis doit commencer à s’élever au-dessus des communautés pour dessiner, en même temps qu’un plan B d’urgence pour la «francophonie belge» un plan bien plus crucial encore pour la «néerlandophonie wallobrusienne» (et bien sûr pour la communauté germanophone). Or, cette réflexion est aujourd’hui au point mort, parce que l’affrontement communautaire prévaut.

C'est à ce titre qu'Hans et le BUB sont le contraire d'une initiative ridicule. C'est en réalité la plus juste et la plus intelligente vision de la Belgique de demain, qu’elle soit unitaire ou scindée. Parce qu’elle propose un projet qui serait tout aussi valable, et même fondamental, si nous devions voir la Flandre voguer sur son Escaut solitaire. Et le véritable défi est de répondre à un égocentrisme d’un âge passé par une solidarité communautaire intrinsèque, non pas aux « Francophones », mais bien à l’idéologie européenne et ouverte qui doit prévaloir à toute nouvelle création d’État dans l’Union. C’est la seule réponse cohérente de l’humanisme au nationalisme. À terme, nous pouvons espérer qu’après une séparation toujours envisageable (malheureusement), un parti flamand s’accroche à ce wagon anticommunautariste, et finisse par avoir raison d’une vision nationaliste du Nord du pays, nourrie par des partis qui confondent peuple et population.

Le fait qu'énoncer la plus élémentaire et la plus logique des solutions pour notre État belge vous fait apparaître comme un utopiste naïf donne toute la mesure du délitement malheureux d'une nation qui a tout, mais dont certains veulent encore plus, quitte à tout détruire. À ce titre, le nationalisme est une maladie de gosse de riche. Le monde a bien d'autres problèmes à résoudre. Ensemble, nous pourrions y contribuer avec bien plus d'efficacité. Mais cet ensemble devient jour après jour de plus en plus un beau rêve. Si ce rêve devait précipiter, il n’en mourrait pas pour autant, il trouverait un nouveau terrain. Espérons que celui-là serait alors plus fertile.


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